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Les Hautes-Rivières, plus qu'une légende


De nos jours, notre commune compte cinq villages : LINCHAMPS, SORENDAL, LA NEUVILLE-AUX-HAIES, FAILLOUE et LES HAUTES-RIVIERES où se trouve la mairie, ce dernier village donne son nom à la commune.

On nous dit, qu’Atilla et ses hordes y sèment la mort autant que le feu au 5èmesiècle et les Francs s’installent dans la vallée de la Semoy en 490.

Plus précisément en ce qui nous concerne, un document du 6ème siècle cite la Chapelle de Saint-Jean de FAILLOUE comme le centre d’une paroisse supervisée par les chanoines de BRAUX.


A la même date, on note les hameaux « des FORGES », des « HUBIETS », et « du « CORBEAU ». Ils forment actuellement le village de LINCHAMPS.

En 1203, d’autres écrits révèlent SORENDAL, puis, en 1205 « OHAN », « TRIGNES », « MELLIER ». Ces trois derniers composeront plus tard le village des HAUTES-RIVIERES (village central de la commune actuelle).

Vers 1530, Antoine de ROGNAC, un homme jusque là inconnu en ces lieux, vient de s’approprier par ruse, « le Rocher de LINCHAMPS », que détenaient les chanoines de BRAUX. Son fils, Jean de LOUVAIN y fait une forteresse. Elle domine la SEMOY sur sa rive droite, entre les HAUTES-RIVIERES et NOHAN. Cet homme «  de haute taille et habile autant que hardi » s’entoure d’une bande de « mercenaires» peu recommandables. Avec eux, il dépouille la contrée, brûle les villages, tue, rapporte des vivres et des butins, des chevaux…. Ils dit servir FRANCOIS 1er contre CHARLES QUINT ou inverse, peu lui importe ! En fait, il ne sert que lui-même et profite abusivement de sa situation entre la France et l’Empire.

La forêt compte énormément. Tout au long de l’histoire, nous remarquons des procès, des requêtes, des suppliques où il est question « des bois ». Ils représentent le seul moyen de se chauffer mais également de manger et de se loger. Les familles y prélèvent des écorces vendues en bottes aux tanneurs des villes. On y sème du seigle dans les coupes, après brûlage, c’est l’essartage. On y récolte des baies, des herbes pour se soigner, et les porcs s’y nourrissent de glands, les chèvres de verdure. On y prend la litière des animaux (genêts), les feuillages pour les literies, les matières premières des meubles et des maisons…

Le village de LINCHAMPS dispose d’une forge avant 1573 (selon les derniers renseignements sérieux acquis), une forge assez importante. Elle revient au roi en 1629 en même temps que la Principauté de CHATEAU-REGNAULT (échange avec le Duc de Guise) et nos villages en font parties. Un fourneau est alors reconstruit sur le même lieu. Après une faillite, le tout est racheté par Gérard COULON, Seigneur de la GRANGE-AU-BOIS, prés de CHARLEVILLE. Il remonte une autre forge au lieu dit «  Le Cerisier » et , en, même temps il fait ériger l’église de LINCHAMPS. Son fils lui succède jusqu’en 1720.Nous savons que le travail des clous a été amené dans les Ardennes par les Liégeois, chassés de leur pays au 15ème siècle ou 16ème siècle. Les registres paroissiaux mentionnent HANROT et JACQUES déjà cloutiers en 1694.

Il faut attendre 1822 pour que Jean-Baptiste LAGARD, fabricant de clous à CHARLEVILLE, rachète les anciennes forges. Son entreprise semble prospère.Lagard possède alors, une forge, un haut fourneau et une fenderie, plus deux fours d’affinerie et deux marteaux. Le haut –fourneau fonctionne jusqu’à 1870 environ.

Au 19ème siècle, les villages des HAUTES-RIVIERES retentissent du bruit des marteaux. On fabrique des clous dans presque chaque maison. C’est un travail familial. Au cours d’une vie, on se déclare tisserand et cloutier, ou bien cloutier puis plus tard, maçon, ou l’inverse ; On trouve des laboureurs cloutiers, c’est selon le moment... la saison.

En 1847, on gagne peu, juste pour le pain.

Des cloutiers de NAUX et THILAY organisent un soulèvement. Une douloureuse période de chômage va toutefois prouver que la vraie raison des difficultés provient d’une concurrence mieux adaptée au progrès, grâce à des machines plus performantes que les enclumes des cloutiers.

A la fin du 19ème siècle, les cloutiers utilisent la roue à chien pour actionner les soufflets des forges.



Roue à chien Reconstitution d’une forge

Les habitudes rurales, ancestrales, persisitent en paralèlle, même au début du 20ème siècle : on va au bois, ont récolte des écorces comme par le passé, on parvient même à acheter une vache ou deux.

Hélas les guerres, toujours, une par génération (1870, 1914, 1939) reviennent semer l'affolement et la peine.

Toutefois, le développement industriel prend corps...


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